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mercredi 20 juin 2012

souvenirs d'une belle jeunesse!


embarquement à bord d'un Noratlas


ambiance à bord d'un Transall
pour les anciensnostalgiques du dakota....
on embarque .....
Très Chers Amis et Vieux Camarades,
A vous tous qui, comme moi, êtes nostalgiques de ce que nous avons été, et de tout ce que nous avons fait ...
Que vous ayez sauté du Dakota:
Que vous ayez sauté du Noratlas (Nord 2501):
Que vous ayez sauté du Transall:
Et surtout, pour vous qui n'avez pas connu le Transall (franco-allemand), bête magnifique, forte, puissante, dans lequel nous embarquions à 80, voici quelques-uns de mes souvenirs pour vous:
Je dois bien avouer que le Transall C-160, avion en passe de devenir mythique, est mon préféré, et pour de multiples raisons. Que de souvenirs !
Alors, permettez-moi de vous communiquer un peu de ma passion pour lui ... et de ma nostalgie.
(ben oui, parce qu'aujourd'hui, une fois de plus, j'ai un brin de nostalgie dans la tête et au coeur). Que celui qui n'en a jamais me jette la première poignée de ventral !
On embarquait par la soute arrière, et sautions par les portes latérales.
Lors de l'embarquement, nous étions littéralement enivrés par le souffle chaud et saturé de vapeurs de kérosène s'échappant des deux turbo-propulseurs.
Rien que d'y penser, j'en ai de nouveau l'odeur dans les narines !

Nombre de Paras: 80. A l'intérieur, quatre câbles de 20. (nombre de Paras réduit à 60 avec l'équipement complet de combat).
Nous étions largués, soit en deux passages de 40, soit en un seul passage, où les 80 mecs se suivaient à forte cadence.
- Debout, accrochez, serrez vers l'avant !
Et puis, les secondes qui s'égrènent, les tripes un peu serrées, et le feu rouge qui passe au vert, et le klaxon, cet horrible klaxon (
>:o ) qui nous vrille les tympans, nous envahit, et auquel la seule façon d'échapper est de passer la porte !

En passant par la portière,
Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi !
Qu'un jour il pourrait se faire,
Malgré toi, oui malgré toi, la-la-la,
Qu'après une chute libre,
Tu auras cessé de vivre,
Entorché dans l'atmosphère,
Tu tomberas comme une pierre.


A l'entraînement, et pour les sauts de brevets (prémilitaire et militaire), un premier passage permettait de larguer le Siki.
Si mes souvenirs sont bons, la vitesse de largage était de l'ordre de 200 km/h, alors qu'elle était de 180 km/h avec le Noratlas.
Et mon plus grand plaisir, comme pour mes vieux copains moniteurs et aides-moniteurs dont je faisais partie, c'était d'être premier de porte (
- Le premier, en position !), le nez au vent, les oreilles pleines du hurlement des moteurs, ... et de faire une sortie "en croix", face à l'avant. Et donc de voir les copains sauter après soi.
Un morpion de carlingue, je vous dis !

Et pour un peu plus de nostalgie, voici de quoi vous régaler les yeux ): Bernard Vaillant

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