
jeudi 9 août 2012
10/08/2012 Hommage à l’Adjudant-Chef Franck Bouzet

jeudi 26 juillet 2012
Continuité et nouveau départ
Merci à ceux qui se sont dévoués et ont donné spontanément de leur temps, sans le compter, et sans attendre qu'on le leur demande. En cas d'urgence, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
D'autre part, nous travaillons en ce moment Bernard et moi sur la refonte du site internet que notre cher camarade Thierry avait mis sur pied et qu'il gérait malgré sa maladie. Ce nouveau site, transformé, modernisé, plus convivial, sera mis en place dès qu'il sera opérationnel, sans doute au cours du troisième trimestre. Nous vous communiquerons alors son nom, son mode d'utilisation, et comment y accéder.
En attendant, passez de bonnes vacances.
Gérard DUFOUR
Sincères Remerciements
Avec toute mon affection,
Patricia d'ATHIS
vendredi 13 juillet 2012
NOTRE PRESIDENT A REJOINT SAINT-MICHEL HIER SOIR
La cérémonie religieuse aura lieu Mercredi 18/07 à 10h en l'église Notre Dame du Chêne, à Viroflay.
Merci à tous pour votre soutien.
Avec toute mon affection.
Patricia d'Athis
jeudi 12 juillet 2012
en memoire dE ROGER DEGUELDREMORT JUSQU'AU BOUT DE SES IDÉESe
L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes… Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.
Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin. L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente.
Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.
Exaspéré par cette situation – unique dans les annales de l’exécution – le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant… et il souffrait.
A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé.
Mais les ordres étaient formels ; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.
Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.
Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.
Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».
Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.
C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! »
Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton. Décidément, le crime était profondément enraciné !…
notre section lui a rendu hommagele 6 juillet 50ansaprès sa disparitin tragique devant sa tombe quui sez trouve au cimetière des gonards à versailles
mercredi 4 juillet 2012
hommage rendu aux "marsouins assassinés en GUYANE
lundi 2 juillet 2012
BILAN ET AGENDA
- Vie de la section.
- A vos agendas.
- Bienvenue aux nouveaux membres.
- Congrès de Nîmes 17-18 Mai 2012.
- Insigne section « Général Fourcade ».
- En quelques lignes : Kolwézy 1978. Il y a 34 ans.
- La section était présente aux manifestations suivantes :
- 2 Juin Satory mess du GMGB déjeuner-débat avec l’Amiral Martinez : 45 participants.
- 8 Juin Versailles Quartier Decroy et monument aux Morts : hommage national Indochine.
- 13 Juin Pont Alexandre III : passage du cortège funèbre (Afghanistan)
- 14 Juin Aux Invalides : Hommage national aux morts en Afghanistan.
- 18 Juin Versailles et Plaisir : appel historique du Général de Gaulle.
- 20 Juin Satory baptême du rond-point « Bir-Hakeim ».
- A noter sur vos agendas :
- Bienvenue au nouveau membre :
- J-F. Rubod
- Congrès de Nîmes : « une très belle réussite, un grand cru sans nul doute ».
- Section représentée par V. Cazaumayou, D. Garnier et A. Tahrat.
- Le Général Piquemal annonce qu’un code d’honneur du para sera édité prochainement rappelant les obligations des membres de l’UNP. Il reste ferme sur la présence des sections UNP aux cérémonies du 19 Mars et veille sur l’éventualité de voir défiler l’armée algérienne sur les Champs Elysées le 14 Juillet prochain. A suivre!
- Exposés du Général A. Windeck sur la 6e Brigade Légère Blindée qu’il commande et du Général Zammit président de l’entraide parachutiste sur les bilans et actions de l’année.
- Le bilan complet du congrès sera publié dans le DLP de Juillet.
- Insigne Section UNP Versailles :
- Rappel : Tirage limité à 200 exemplaires. La vente est dès à présent ouverte à tout acheteur (annonce dans DLP). UNP Versailles et Commandos Nord Vietnam ne tardez-plus.
- Souvenir : Opération LEOPARD Kolwézy 17 Mai - 16 Juin 1978.
vendredi 29 juin 2012
tenuLA TENUE DE L'UNP. La tenue se compose d'un blazer bleu marine avec écusson de l'UNP, d'un pantalon gris anthracite, de chaussures noires, d'une chemise blanche, d'une cravate officielle UNP et d'un béret. Le port du brevet parachutiste militaire français (métallisé) est porté côté droit du blazer, à 7 cm en dessous, la « pucelle » en métal du régiment. Les décorations ainsi que l'écusson UNP seront portés sur le côté gauche du blazer. Ce code vestimentaire est une nécessité de ce distinguer, une fierté d'avoir appartenu à des régiments d'élites de l'Armée Française... reflet de puissance et de tradition, nous sommes différents « des autres » ... L'authenticité de l'attribution des décorations, de l'obtention du brevet et du grade obtenu sera systématiquement vérifiée par le Président de Section. En cas de très fortes pluies, imperméable bleu marine avec béret, pas de parapluies. La tenue UNP d'été se compose d'une chemisette blanche avec écusson sur la poche gauche et du port du béret. Pour les membres associés (breveté prémilitaire parachutiste) le port du béret rouge avec insigne du brevet prémilitaire à la place du macaron est autorisé. Quant aux membres féminins de l'UNP, le port de la jupe grise, du chemisier blanc et d'une veste bleu marine est fortement recommandé....cependant cette tenue reste facultative et non-obligatoire. Protocole Il est demandé à l'ensemble des participants, en tenue de l'UNP avec béret, de saluer lors des sonneries réglementaire obligatoire
LA TENUE DE L'UNP.
La tenue se compose d'un blazer bleu marine avec écusson de l'UNP, d'un pantalon grisanthracite, de chaussures noires, d'une chemise blanche, d'une cravate officielle UNP etd'un béret.
Le port du brevet parachutiste militaire français (métallisé) est porté côté droit du blazer,
à 7 cm en dessous, la « pucelle » en métal du régiment.
Les décorations ainsi que l'écusson UNP seront portés sur le côté gauche du blazer.
Ce code vestimentaire est une nécessité de ce distinguer, une fierté d'avoir appartenu à
des régiments d'élites de l'Armée Française... reflet de puissance et de tradition, nous
sommes différents « des autres » ...
L'authenticité de l'attribution des décorations, de l'obtention du brevet et du grade
obtenu sera systématiquement vérifiée par le Président de Section.
En cas de très fortes pluies, imperméable bleu marine avec béret, pas de parapluies.
La tenue UNP d'été se compose d'une chemisette blanche avec écusson sur la poche
gauche et du port du béret.
Pour les membres associés (breveté prémilitaire parachutiste) le port du béret rouge avec
insigne du brevet prémilitaire à la place du macaron est autorisé.
Quant aux membres féminins de l'UNP, le port de la jupe grise, du chemisier blanc
etd'une veste bleu marine est fortement recommandé....cependant cette tenue reste
facultative et non-obligatoire.
Protocole
Il est demandé à l'ensemble des participants, en tenue de l'UNP avec béret, de saluer lorsdes sonneries réglementaire
jeudi 21 juin 2012
mercredi 20 juin 2012
souvenirs d'une belle jeunesse!

A vous tous qui, comme moi, êtes nostalgiques de ce que nous avons été, et de tout ce que nous avons fait ...
Que vous ayez sauté du Dakota:
Que vous ayez sauté du Noratlas (Nord 2501):
Que vous ayez sauté du Transall:
Et surtout, pour vous qui n'avez pas connu le Transall (franco-allemand), bête magnifique, forte, puissante, dans lequel nous embarquions à 80, voici quelques-uns de mes souvenirs pour vous:
Je dois bien avouer que le Transall C-160, avion en passe de devenir mythique, est mon préféré, et pour de multiples raisons. Que de souvenirs !
Alors, permettez-moi de vous communiquer un peu de ma passion pour lui ... et de ma nostalgie.
(ben oui, parce qu'aujourd'hui, une fois de plus, j'ai un brin de nostalgie dans la tête et au coeur). Que celui qui n'en a jamais me jette la première poignée de ventral !
On embarquait par la soute arrière, et sautions par les portes latérales.
Lors de l'embarquement, nous étions littéralement enivrés par le souffle chaud et saturé de vapeurs de kérosène s'échappant des deux turbo-propulseurs.
Rien que d'y penser, j'en ai de nouveau l'odeur dans les narines !
Nombre de Paras: 80. A l'intérieur, quatre câbles de 20. (nombre de Paras réduit à 60 avec l'équipement complet de combat).
Nous étions largués, soit en deux passages de 40, soit en un seul passage, où les 80 mecs se suivaient à forte cadence.
- Debout, accrochez, serrez vers l'avant !
Et puis, les secondes qui s'égrènent, les tripes un peu serrées, et le feu rouge qui passe au vert, et le klaxon, cet horrible klaxon ( >:o ) qui nous vrille les tympans, nous envahit, et auquel la seule façon d'échapper est de passer la porte !
En passant par la portière,
Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi !
Qu'un jour il pourrait se faire,
Malgré toi, oui malgré toi, la-la-la,
Qu'après une chute libre,
Tu auras cessé de vivre,
Entorché dans l'atmosphère,
Tu tomberas comme une pierre.
A l'entraînement, et pour les sauts de brevets (prémilitaire et militaire), un premier passage permettait de larguer le Siki.
Si mes souvenirs sont bons, la vitesse de largage était de l'ordre de 200 km/h, alors qu'elle était de 180 km/h avec le Noratlas.
Et mon plus grand plaisir, comme pour mes vieux copains moniteurs et aides-moniteurs dont je faisais partie, c'était d'être premier de porte ( - Le premier, en position !), le nez au vent, les oreilles pleines du hurlement des moteurs, ... et de faire une sortie "en croix", face à l'avant. Et donc de voir les copains sauter après soi.
Un morpion de carlingue, je vous dis !
Et pour un peu plus de nostalgie, voici de quoi vous régaler les yeux ): Bernard Vaillant
mardi 19 juin 2012
18 juin à Plaisir et à Versailles
vendredi 15 juin 2012
merci pour votre présence aux INVALIDES LE JEUDI 14 JUIN POUR L'HOMMAGE NATIONAL RENDU À NOS DERNIERS SOLDATS MORTS EN AFGHANISTAN

merci à tous les membres de notre section (ceux et celle très nombreux) qui se sont rendus aux Invalides pour participer à l'hommage national rendu le jeudi 14 juin aux derniers de nos camarades tombés en Afghanistan ou cours d'un lâche attentat
Merci à Gérard Dufour pour ce magnifique reportage photo...
mardi 5 juin 2012
merci à l'Amiral Pierre Martinez et au député des Yvelines Jacques Myard d'avoir éte nos invités d'honneur le 2 juin
et autour du député maire des Yvelines Jacques Myard,( UMP droite populaire) maire de MaisonsLaffitte, membre de la Commission de la défense Nationale et membre de la délégation parlementaire au renseignement notre deuxième invité d'honneur qui a exigé que le budget de la défense soit augmenté à cause de la situation internationale toujours aussi incertaine et potentiellement dangereuseidemandé que le budrépondu à toutes nos interrogations concernant ses moyens, et sa vision concernant l'avenir des Forces Spéciales Françaises présentes sur tous les fronts extéririeurs depuis plusieurs années. Nous en avons appris beaucoup et nous sommes rentrés rassurés sur la perennité et l'avenir assuré de ces forces exceptionelles qui font l'honneur de le Francedont les célèbres commandos Marine toujours aux avants-postes. (photos col Hoang Colan)
dimanche 3 juin 2012
cérémonie de remise de décoration au patron du RAID
Remise de décoration (Médaille d'argent de la Sécurité Intérieure) le 16 mars 2012 à Toulouse au patron du RAID Amaury de Hauteclocque par Claude GUEANT, alors Ministre de l'Intérieur. r.
mardi 22 mai 2012
le Général LOUIS FOURCADE: l'âme des COMMANDOS NORD VIETNAM


La section UNP VERSAILLES est fière d'avoir intégré en son sein l'association des anciens Commandos Nord-Vietnam créés par le Général Louis Fourcade dont voici le parcours:
Louis FOURCADE est né à TARBES le 14 Novembre 1909, c’est donc un enfant des Pyrénées et de la Bigorre. A la fin de ses études secondaires au Lycée français de MAYENCE, il prépare le concours d’entrée à SAINT CYR au Prytanée militaire de La FLECHE. En 1929 il intègre SAINT CYR dans la promotion « Général MANGIN ». Ayant choisi de servir dans la Coloniale, il est affecté au 8° Régiment de Tirailleurs Sénégalais à TOULON le 1° Octobre 1931. Au retour d’un séjour en CÔTE d’IVOIRE de 1932 à 1935, il est réaffecté à TOULON où il retrouve Geneviève SEGUIN dont il avait fait la connaissance lors de son premier séjour dans la ville. Leur mariage est célébré le 2 Octobre 1936 en l’église SAINT LOUIS de TOULON. En 1937 naît de ce mariage une fille prénommée Monique.
En 1938 le Lieutenant FOURCADE est désigné pour un séjour en INDOCHINE, où il est affecté au 9° Régiment d’Infanterie Coloniale à HANOÏ. Promu Capitaine en 1939, il est choisi comme aide de camp par le Général CATROUX. Celui-ci ayant décidé de rejoindre les Forces Française Libres, le commandement de l’INDOCHINE échoit à l’Amiral DECOUX, dont le premier souci est d’éloigner des responsabilités les Officiers ayant servi sous les ordres de son prédécesseur. C’est ainsi que le Capitaine FOURCADE se retrouve à la base aérienne de BAC MAÏ au TONKIN. Aux commandes du seul Potez 63-11 du territoire il endommage un Akasima 94 japonais qui préfère prendre le large. Première citation.
Poursuivi par la hargne de l’Amiral, il se retrouve à BATTAMBANG au CAMBODGE où il capture lui-même le chef d’un élément de la cavalerie siamoise qui avait lancé une charge contre sa Compagnie. Deuxième citation, mais, également nouvelle vexation de l’Amiral qui envoie le Capitaine FOURCADE à MONCAY, port de pêche du TONKIN à la frontière de la CHINE. Deux jonques de haute mer équipées de pirates chinois se présentent avec l’intention de piller la ville. La réaction est immédiate, évoluant sur un sampan à voile monté par quelques tirailleurs, son adresse au tir lui permet de détruire les poulies principales d’accastillage, les voiles s’affalent, les jonques sont saisies et cinquante cinq pirates capturés. Nouvelle citation. L’Amiral, indigné rend grâce ! Les us et coutumes locaux ayant une fois pour toutes réglé le sort des pirates, le destin de ceux-ci dut s’arrêter sur les plats-bords de leurs jonques !
Le Capitaine FOURCADE est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 29 Octobre 1943.
Lors du coup de force japonais du 9 Mars 1945, il réussit à prendre les devants . . . et le large. Accompagné d’Européens militaires et Douaniers, des Tirailleurs et des Supplétifs, à bord de quelques jonques de haute mer. Jusqu’à la reddition des forces japonaises il fera de la piraterie contre les Nippons, jouant à cache-cache avec eux parmi les rochers de la Baie d’Ha Long et causera quelques dégâts à leur marine.
En Août 1945 il accompagne deux Officiers supérieurs français pour recevoir la reddition des forces japonaises d’HAÏPHONG. C’est l’occasion pour lui de remplir les fonctions de Maire de la ville, pendant . . . deux jours !
Le Capitaine FOURCADE rejoint alors le fameux Commando CONUS au LAOS. Sans aucune préparation, ni équipement de parachutisme il est parachuté deux fois sur LUANG PRABANG et sa région.
En 1946 il retrouve la Mère Patrie et la ville de TOULON. Nommé Chef de Bataillon, il rejoint la Brigade de Parachutistes Coloniaux en formation en BRETAGNE. Promu Officier de la Légion d’Honneur en 1948, il est désigné pour prendre la Direction de l’Instruction au G.I.T.C.M. de FREJUS (VAR) avant de repartir pour un nouveau séjour en INDOCHINE. Arrivé sur le territoire il prend le commandement du 1° Bataillon de Parachutistes Coloniaux. C’est alors que, sur décision du Général de LATTRE de TASSIGNY, il est chargé de la formation, l’organisation et l’instruction de quarante cinq Commandos, initialement nommés « Commandos d’Intervalle », ils prendront peu après l’appellation qui les a rendus célèbres de « COMMANDOS NORD VIET NAM » parce que tous basés au TONKIN. Il a insufflé aux Officiers, Sous Officiers et Supplétifs de ces unités légères son ardeur et son amour de l’accomplissement des missions les plus dures. Les résultats exceptionnels obtenus sous son commandement valurent une citation à l’Ordre de l’Armée pour l’ensemble de ces unités. A la tête de l’un de ces Commandos il est blessé le 8 Novembre 1951 à CONG SAO. Il est à noter qu’en tant que Chef de Bataillon il eut alors le commandement d’un effectif moyen de quatre mille cinq cents Officiers, Sous Officiers et Supplétifs.
Pendant cette période il sera cité sept fois, dont six à l’Ordre de l’Armée. En 1953 il est promu Lieutenant Colonel et Commandeur de la Légion d’Honneur. Il a quarante trois ans !
Rapatrié fin Avril 1954, à contre cœur, il laisse ses compagnons d’Arme et deux de ses Commandos dans la cuvette de DIEN BIEN PHU. Il prend le commandement de la Demi Brigade de Commandos Parachutistes à BAYONNE en Juillet 1954. Mais, c’est alors que l’ALGERIE s’embrase, il rejoint donc ce nouveau théâtre d’opérations en Mai 1956 et met sur pied le 8° Régiment de Parachutistes Coloniaux à base de parachutistes réservistes rappelés, d’Africains et de Malgaches.
Encore une fois il façonne son unité à son image en créant des Compagnies fluides, souples et manœuvrières. Fidèle à sa conception du combat par petites unités sur les arrières de l’ennemi, il confie le commandement du Commando du Régiment au Lieutenant de PERETTI qui trouvera une mort glorieuse au combat en Juin 1957.
Les tombes du Général et de son Lieutenant chef de Commando sont toutes deux au cimetière central de TOULON à quelques mètres l’une de l’autre, dans la même allée, unis au combat, unis pour l’Eternité.
Le Lieutenant Colonel FOURCADE à la tête de son Régiment réalise l’un des plus beaux bilans de la guerre d’ALGERIE. Il sera cité six fois, dont cinq à l’ordre de l’Armée. Il est promu Colonel en 1957 et élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur. Après un séjour de trois ans et demi en ALGERIE, il prend le commandement de la Brigade des Parachutistes d’Outre Mer. Il sera le seul Officier supérieur parachutiste à commander cette grande unité à deux reprises. Il devient ensuite l’adjoint au Général commandant la 11° Division Légère d’Intervention, la future 11° Division Parachutiste. Il est promu Général de Brigade en Avril 1964 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite en Octobre de la même année. La distinction suprême dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, la Grand’ Croix, lui sera décernée en 1990
Le Général Louis FOURCADE nous a quittés le 8 Avril 2002. Il reste tellement présent dans la mémoire de tous ceux qui ont servi sous ses ordres et plus simplement de tous ses amis, qui étaient nombreux, qu’à l’instar de Charles PEGUY ils peuvent dire : « . . . il est juste passé dans la pièce d’à côté. »
Devant une carrière aussi bien remplie, l’on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi un tel Chef et meneur d’hommes n’a pas accédé à un grade plus élevé que Général de Brigade, mais aussi pourquoi il a du attendre trente trois ans la distinction la plus élevée dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, la Grand’ Croix. La réponse est simple, d’origine gasconne il avait son franc-parler qui n’a pas toujours été apprécié par ses supérieurs hiérarchiques ni, bien évidemment par certaines autorités civiles politiques des plus haut placées. Mais, au milieu des aventures héroïques de son époux, qu’est devenue Geneviève FOURCADE – SEGUIN, « YOUYOU » pour tous les amis de son mari ? Il n’est que justice de parler d’elle également, rares sont les épouses de militaires qui ont eu une vie aussi trépidante. Le 9 Mars 1945, avant de prendre la mer pour continuer le combat contre les Nippons, le Capitaine FOURCADE confiant son épouse et sa fille Monique, âgée de sept ans, à quelques hommes sûrs, celle-ci, accompagnée de quelques femmes et enfants, passe la frontière à proximité de MONCAY. Pendant cinq longs mois, dirigeant avec sûreté sa petite troupe et son escorte, malgré son jeune âge, elle va vivre à cheval sur la frontière sino-tonkinoise, en butte aux Japonais sur le territoire tonkinois et aux pirates chinois du YUNNAN. La petite troupe quitte la Mer de CHINE pour un court séjour à KUNMING. Etant passée en territoire indien, YOUYOU arrive à CALCUTTA en Juillet 1945. Afin de ne pas rester trop longtemps inactive elle prend une place de secrétaire à la Mission coloniale française avec le grade d’Aspirant. Hélas, l’heure de la séparation approche et c’est la mort dans l’âme que YOUYOU voit embarquer sa fille Monique à bord d’un avion pour aller rejoindre ses grands parents SEGUIN à TOULON. Un poste venant de se libérer au service du Chiffre des Transmissions de l’Etat Major de la Marine, par le départ de l’Enseigne de Vaisseau qui l’occupait, on le propose à YOUYOU qui, bien sûr, l’accepte, ce qui lui vaut d’être nommée Lieutenant et de retrouver, enfin, son mari à SAÏGON. Et c’est le rapatriement, le retour à TOULON où elle retrouve ses parents et Monique. La BRETAGNE à la suite du Chef de Bataillon FOURCADE, à nouveau l’INDOCHINE, après être passée par FREJUS à la suite de son mari. Ici comme là bas elle joue encore le rôle important de la « MAMAN » avec les gradés des COMMANDOS NORD VIET NAM et leurs hommes, leur apportant sa chaleur humaine et le réconfort dont ils avaient quelquefois besoin. En ALGERIE beaucoup de femmes d’officiers ou de Sous Officiers se contentaient d’un doux farniente à l’abri des soucis de maîtresse de maison confiés à une quelconque Fatima ou Aïcha, YOUYOU, toujours pour ne pas perdre de temps et pour satisfaire son besoin immense de servir, crée dans le CONSTANTINOIS des équipes médico-sociales, avec quinze ambulances, puis, à ALGER une « MAISON de la FEMME » pour éduquer et alphabétiser les femmes musulmanes.
A Homme d’exception, Femme d’exception, toute leur vie ils furent l’un pour l’autre le complément parfait.
Ancien COMMANDO NORD VIÊT NAM
N° 26
dimanche 20 mai 2012
samedi 19 mai 2012
congrès national très réussi à Nîmes





Message
du Général
Piquemal
Le moment n’en fut pas moins émouvant, pour les admirateurs du monde militaire comme les autres, notamment lorsque des chants que nous avons entonnés sur les champs de bataille jadis furent repris en chœur, à la fin de la cérémonie (dont « La fille »…).
Nous sommes venus venus de toute la France, et pas uniquement de métropole, mais aussi des Dom-Tom », le dernier Congrès s’est tenu à Montauban l’an passé, et il se tiendra, pour le 50eanniversaire de l’UNP fondée en 1963, à Pau, l’année prochaine, Pau, patrie des paras puisque nous avons été tous brevetés militaire soit à la BETAP pour les plus anciens ou l'ETAP pour les plus jeunes.
Nous devons être les plus nombreux possible. on table sur 5000 présents. La mobilisation doit être maximale.
Alors que la suite des réjouissances en cette fin d’après-midi du vendredi 18 mai à NÏmes, s’apprêtent à commencer, une dizaine de nos camarades ont sauté au dessus de Nîmes du mythique avion des paras, le Nord 2501, NORATLAS,dans lequel beaucoup d'entre nous ont été transportés et largués lorsqu’il était en service. Peu importe le vent…
Il ne fut pas assez fort pour gâcher la fête de nos courageux camarades des parachutistes chevronnés, pour le plus grand bonheur des nombreuses personnes, assemblées autour de « la nouvelle» Esplanade Charles de Gaulle, sous un ciel parfaitement dégagé.(Photos © objectifgard.com / MA)



























