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vendredi 18 juin 2010

BIGEARD : L' HOMMAGE NATIONAL







L’UNP a répondu présent lors de l’hommage rendu par la France institutionnelle et militaire au Général Marcel Bigeard en la Cathédrale et dans la cour d’honneur des Invalides le mardi 22 juin. En effet, plusieurs centaines de paras (bérets rouges, noirs, bleux ciels et verts) étaient aux côtés de notre président national, le Général Christian Piquemal, lors de cette magnifique et émouvante cérémonie qui débuta en la Cathédrale par un bel hommage rendu à « Bruno » par le Gal Bruno Dary, Gouverneur Militaire de Paris, ancien para de la Légion, et qui se termina par une émouvante absoute prononcée par l’évêque aux Armées, Mgr Luc Ravel, lui-même ancien para du 1er RCP, Polytechnicien, fils et petit-fils de « Marsouins ».
Un parterre d’officiels impressionnant entourait sa femme et sa fille : le Premier Ministre François Fillon, Valérie Giscard d’Estaing, Gérard Larcher, Président du Sénat, Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée Nationale, Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, Hubert Falco, Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, Guy Tessier, Député des Bouches du Rhône, Président de la Commission de la défense nationale, l’Amiral Edouard Guillaud, CEMA, le Général Jean-Louis Georgelin, nouveau Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, le Général Elrick Irastorza, CEMAT, l’Amiral Forissier CEMM, le Général Palomeros, CEAA, les Généraux Cuche, Guillaud, Cador, Courrèges, Zeisser et bien sûr de grands anciens, entre autres, les généraux Maurice Schmitt, Gobillard, Le Boudec, Chabanne, Grillot, Fleutiaux, Combette…et Geneviève de Galard.
L’hommage rendu ensuite dans la cour d’honneur par le Premier Ministre entouré par un détachement important du 3ème RPIMa, régiment issu du fameux 3ème RPC, cher au général, et de détachements des trois armes, de la musique de la Garde Républicaine et de plusieurs centaines d’anciens fut empreint d’une très grande dignité et d’un intense recueillement
Lorsque nous avons vu disparaître le cercueil de notre grand ancien, nous avons eu une pensée également pour toux ceux qui sont tombés en 1954 en Indochine car, au moment où DLP paraîtra, les cendres du Général Marcel Bigeard auront été probablement dispersées au-dessus de Dien Bien Phu.
Sa volonté « rejoindre ses camarades tombés au combat » aura ainsi été exaucée et une grande histoire d’homme ainsi bouclée.











Grand-Croix de la Légion d'honneur, ancien résistant, ce parachutiste aux multiples décorations s'est éteint le jour du 70ème anniversaire de l'appel du 18 juin 1940. L'UNP VERSAILLES fait part de sa profonde tristesse après la disparition de cette grande figure de notre communauté nationale et un ardent patriote.
Chef charismatique, admiré de ses hommes, le général Bigeard incarnait pour les Français la figure héroïque du combattant.
Bien plus qu'un chef, le général Bigeard était un meneur d'hommes.
Mon général, sachez que l'amour passionné et jaloux de notre chère France, que vous laissez en héritage, sera précieusement transmis... Il était également le symbole même du parachutiste, de l'action, du désintéressement. 
Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), Marcel Bigeard avait débuté sa carrière professionnelle comme employé de banque à la Société générale dans sa ville natale, avant de s'engager dans l'armée comme simple soldat en 1939, et de franchir tous les grades, jusqu'à devenir général de corps d'armée (quatre étoiles).
Blessé puis fait prisonnier par l'armée allemande en juin 1940, il s'évadera en novembre 1941 pour rejoindre les troupes coloniales françaises en Afrique. Parachuté dans le maquis d'Ariège en juillet 1944, il accédera au grade de capitaine l'année suivante à la Libération.
Mais le nom de Marcel Bigeard restera associé aux guerres d'Indochine et d'Algérie. Alors lieutenant-colonel, il avait sauté en parachute en 1954 sur l'enclave française de Dien-Bien-Phu encerclée par les troupes du Viet Minh. Il sera retenu prisonnier six mois après la chute du camp.
Marcel Bigeard avait ensuite servi pendant la guerre d'Algérie, où il avait commandé le 3e régiment de parachutistes coloniaux, notamment pendant la bataille d'Alger en 1957. Accusé d'avoir employé la torture pour obtenir des renseignements, il niera toujours et défendra avec sa verve caractéristique son action et ses hommes, en Algérie comme en Indochine, lors de nombreux passages à la télévision et plusieurs ouvrages - "Crier ma vérité" (2002), "De la Brousse à la jungle" (2002), ou encore "Mon dernier round" (2009).
Après ses années militaires, le général Bigeard était entré en politique. Dans les années 1970, il avait été secrétaire d'Etat à la Défense, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Il avait également servi comme député de Meurthe-et-Moselle (1978-88) apparenté UDF.

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