Merci à tous les membres de la section et aux membres des sections de Paris et de Rambouillet d'avoir été aussi nombreux place de la Loi à Versailles le 16 février.
Denys Garnier nous a fait parvenir le pourquoi de cette journée.
L'année 1789 marque pour la France le début d'une période d'instabilité politique et de désordres intérieurs. Les institutions de l'Ancien Régime sont soit abolies, soit transformées. La maréchaussée ne fait pas exception à cette règle.
Il faut, cependant, attendre le 16 février 1791 pour qu'une nouvelle loi la concernant soit promulguée.Le législateur y reprend en partie les idées exposées par Jacques Guibert dans son Traité de la force publique publié en 1790. La loi porte organisation et création d'une nouvelle institution, héritière de l'ancienne maréchaussée : la Gendarmerie nationale. Cette filiation est affirmée, non seulement dans l'uniforme - symbole visible auprès des populations, qui demeure quasiment identique à celui de la maréchaussée - mais également dans l'article 1er du titre Ier de la loi qui prévoit que " la maréchaussée portera désormais le nom de Gendarmerie nationale ". L'emploi du terme de gendarmerie s'explique par le rattachement symbolique de la maréchaussée à la Gendarmerie de France - prestigieuse unité de cavalerie lourde intégrée par Louis XIV dans la Maison militaire du roi et supprimée en 1788 - mais également par le service effectué par une grande partie des officiers au sein de ce corps avant leur intégration dans la maréchaussée.
La loi du 16 février 1791 est célébrée de nos jours au sein de l'Arme. Cette date a, en effet, été choisie pour commémorer le souvenir des morts de la Gendarmerie nationale.




